Naissance du matin
La flamme rose et blanche avec un reflet bleu *
Caressait l’Océan et sa frange d’écume ;
Y versait sa lumière en éclats camaïeux.
Et lentement, fuyait, à l’horizon la brume,
Laissant place au matin, désormais triomphant.
C’est l’heure du réveil. L’oiseau lisse ses plumes
Avant de s’envoler, se poser sur l’estran,
Picorer un festin que la marée délaisse,
Caresser du regard ses amis goélands.
Le jour, sans se presser, lors, doucement progresse,
Pousse les blancs voiliers à prendre leur envol
Vers des pays heureux, aux rives enchanteresses.
Je rêve, maintenant, de briser mon licol…
*Vers emprunté à J. Aicard
(Annie Leroy, le 19/12/2025)